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Solitude

Solitude

Édition limitée à 30 exemplaires

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Histoire de l'image

C’est le cygne qui, une heure plus tôt, se trouvait coincé contre la digue, prisonnier d’un espace trop étroit, dépendant de la remontée de la marée pour pouvoir repartir. 

Nous nous sommes quittés là-bas. Puis je l’ai retrouvé ailleurs. Je tentais de photographier une aigrette lorsque je l’ai vu arriver. Il s’est approché calmement, a semblé saluer l’aigrette, puis s’est avancé devant moi.

L’eau était instable, traversée de mouvements, de tensions. Et malgré cela, un instant de suspension s’est produit. Une douceur inattendue. Une légèreté presque irréelle, en totale opposition avec l’épreuve qu’il venait de traverser. Un moment de grâce. Son reflet s’est alors dessiné dans l’eau. Presque parfait. Plus contrasté que lui-même, elle mettait en tension deux réalités : la dureté de l’existence, de la survie, et la beauté fragile qui peut émerger d’un être profondément gracieux.

J’ai voulu accentuer cette dualité lors du traitement de l’image. Le cygne clair sur un fond sombre. Son reflet sombre sur un fond clair. Une inversion. Un miroir.

Cette dualité ne concerne pas seulement cet animal. Elle traverse tout le vivant. Et, dans notre condition humaine, elle me fait écho à la pensée existentialiste : ce n’est pas parce que la vie a un sens que nous vivons, c’est parce qu’elle n’en a pas que nous nous efforçons de lui en donner un. La trajectoire de ce cygne en est une illustration silencieuse. Il avance. Il s’adapte. Il traverse. Le titre, Solitude, renvoie à une vérité simple et inconfortable : nous naissons seuls et nous mourons seuls. 

Face à cette immense question  « pourquoi le monde » nous n’avons souvent qu’une réponse possible, « le comment ». 

Et parfois, dans le reflet d’un cygne,
ce comment suffit.

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En détail

  • Papier d’art certifié Digigraphie®

    • Support : papier d’art CANSON Rag 310 g, contrecollé sur Dibond 3mm
    • Procédé d’impression : jet d’encre pigmentaire sur papier mat
    • Rendu : mat, texture subtile, profondeur des noirs
    • Formats disponibles : toutes les tailles
  • Plexi'Art

    • Support : Plexiglas 2mm contrecollé sur Dibond 3mm
    • Procédé d’impression : jet d’encre UV sur Plexiglas
    • Rendu : brillant, couleurs éclatantes, grande profondeur
    • Formats disponibles : toutes les tailles
    • Cette collection a été initialement pensée et réalisée à l’Île de Ré, un territoire aux conditions environnementales particulières : une humidité élevée, une lumière naturelle intense et changeante, et des espaces de vie qui ne sont pas ceux d’une galerie ou d’un musée. Ces paramètres ont guidé le choix de proposer deux supports d’exception, chacun répondant à des usages, des sensibilités et des contextes différents.

    • Le choix entre le Plexi’Art et le papier d’art ne relève pas d’une hiérarchie, mais d’une intention, rapport à la lumière, au lieu d’exposition, à l’échelle et à la manière dont l’œuvre dialogue avec son environnement. Chaque support a été sélectionné avec le même niveau d’exigence, afin de proposer des œuvres fidèles à l’intention artistique et adaptées à des contextes de présentation différents.

    Plexi’Art

    Le Plexi’Art s’impose comme une réponse esthétique et technique d’exception, magnifiant la lumière rétaise. Ce support haut de gamme repose sur le contrecollage d’une plaque de verre acrylique sur une structure en aluminium Dibond, alliant élégance et stabilité. Cette alliance garantit une planéité durable tout en offrant une résistance face à l’humidité et aux variations climatiques. Le Plexi’Art sublime la colorimétrie et apporte une profondeur visuelle tridimensionnelle à l’image, créant un dialogue avec la luminosité de vos intérieurs. Sa finition brillante renforce l’éclat des contrastes, transformant la photographie en un objet d’art précieux et unique, conçu pour une contemplation particulièrement immersive.

    Papier d’art certifié Digigraphie®

    Le papier d’art CANSON Rag Photographique II 310 g, mat et certifié Digigraphie, propose une approche plus classique et tactile du tirage photographique. Cette certification garantit un procédé d’impression reconnu pour sa fidélité, sa stabilité et sa pérennité, répondant aux standards traditionnels des musées, galeries et collectionneurs. La finition mat a été choisie pour offrir une lecture de l’image douce et uniforme, sans reflets, et pour renforcer la profondeur des noirs et la subtilité des textures. Sa texture subtile, son blanc naturel et sa grande profondeur de noirs apportent une richesse de matière et une finesse de détails particulièrement appréciées pour une contemplation plus intime.

    Une fabrication française

    Chaque œuvre prend forme dans un laboratoire photographique en France, où des artisans du tirage et de l’encadrement l’accompagnent à chaque étape, de l’impression jusqu’à la pose du cadre.

    Tout est réalisé dans un même atelier, par les mêmes mains. Ce lien direct entre les étapes permet de veiller à chaque détail : la justesse des couleurs, la qualité du papier, le soin des finitions. Ainsi, l’œuvre qui sort de l’atelier reste fidèle à l’image telle que je l’ai imaginée.

    Chaque photographie est proposée avec un encadrement choisi pour la mettre en valeur et lui offrir une présentation à sa juste mesure. Pour ceux qui le souhaitent, un encadrement sur mesure peut également être réalisé sur demande, avec le même savoir-faire et la même exigence.

    Fujifilm

    Le moyen format, un outil à part

    Le moyen format numérique appartient à une catégorie d’appareils à part. C’est le matériel des grandes campagnes publicitaires, de la photographie de mode, des reproductions d’œuvres d’art pour les musées et des commandes les plus exigeantes. On le choisit quand la qualité de l’image ne souffre aucun compromis.

    Sa différence tient d’abord à la taille de son capteur, bien plus grande que celle des appareils photo habituels. Plus cette surface est grande, plus elle capte de lumière et d’informations. Il en résulte une finesse de détail remarquable, des dégradés d’une grande douceur, des transitions subtiles entre l’ombre et la lumière, et une profondeur que l’on perçoit presque physiquement devant l’image.

    Cette qualité se révèle pleinement en grand format. Là où une image ordinaire perd de sa netteté une fois agrandie, une photographie réalisée au moyen format conserve toute sa précision. On peut s’en approcher, observer une texture, un reflet, un détail à peine visible de loin, et découvrir l’image une seconde fois.

    Je travaille avec le système GFX de Fujifilm, qui offre cette exigence dans un appareil suffisamment maniable pour me suivre sur le terrain, au plus près de mes sujets. Il me permet de concilier une liberté de création et une qualité d’image parmi les plus abouties qui existent aujourd’hui.

    Chaque œuvre porte ainsi en elle cette exigence, du moment de la prise de vue jusqu’au tirage final.

    La postproduction comme forge visuelle

    Ici, la postproduction ne se définit pas comme une quête de fidélité au réel, mais comme un véritable espace de création souverain. À l’image de l’écriture qui, à partir d’une seule et même langue, peut donner naissance à un roman, un essai philosophique ou un article de presse, elle offre à la photographie une pluralité de régimes d’expression. Elle s'empare du réel pour en faire un socle fertile, un diamant brut dont elle vient patiemment tailler les facettes pour en révéler l’éclat et la profondeur.

    Ce processus de maturation exige parfois des jours entiers de réflexion sur l’approche et la symbolique, transformant l’instant capturé en une véritable sculpture de lumière. Entre document et poésie, la post-production permet à l'œuvre de s'affranchir de la simple copie pour faire émerger une lecture du monde singulière, sensible et assumée.